Laser Phosphor Display : des écrans qui consomment 70% d'énergie en moins

Prysm - LPD

La start-up Prysm, basée à St Jose, a récemment mis au point le Laser Phosphor Display (LPD). Au lieu d’avoir recours à des cristaux liquides (LCD) ou à des semi-conducteurs électroniques (LED) pour afficher des images sur un écran, ce procédé utilise des couches de phosphore intégrées dans une structure solide (telle que le verre par exemple). Ce support luminescent peut être sollicité avec précision par un jeu de lasers colorés combiné à un système de miroirs pour assurer alors une restitution graphique de grande qualité.

Cette innovation présente d’importants progrès par rapport aux solutions d’affichage actuelles (LCD, plasma et rétro-projection) :

une sobriété énergétique impressionnante
Selon ses concepteurs, la technologie d’affichage LPD utilise jusqu’à 70 % d’électricité en moins que les systèmes conventionnels. On approche ici l’ordre de grandeur de la différence de consommation entre une ampoule à incandescence à une lampe à LED.
Ces économies s’expliquent assez facilement. D’une part, le procédé s’affranchit largement des processus de filtration ou de polarisation la lumière (utilisés généralement pour réaliser le rétro-éclairage des dalles), qui sont habituellement gourmands en énergie.

D’autre part, les diodes lasers employées produisent des faisceaux d’intensité variable, qui restent inactives s’il n’y a rien à afficher (zone sombre ou noire à l’écran par exemple). Ainsi, l’énergie employée par le système correspond quasiment au cumul des besoins liés à la génération les faisceaux qui composent les images successives.

une variété de formes et de dimensions d’affichage
Les pixels de phosphore intégrés au support peuvent avoir, selon le besoin, des tailles et gabarits spécifiques. On peut donc imaginer l’adaptation du procédé aussi bien à des écrans de taille modeste qu’à de réels murs d’images, en utilisant en guise de pixel tantôt de minuscules carrés, tantôt de larges bandes.

une grande qualité d’image
Sur le site du constructeur nous est assurée une image brillante, fluide et rafraîchie rapidement.

une réelle robustesse
Le phosphore est inactif lors du processus d’affichage. Aussi l’écran, au sens support, est quasi inerte et donc intrinsèquement plus robuste. De plus, le fait que les lasers ne soient activés qu’au besoin améliore l’efficacité du système électronique et prolonge d’autant sa durée de vie.

Enfin, la société Prysm semble vouloir s’impliquer pleinement dans l’éco-conception, en optant pour un cycle de production présentant un faible impact écologique, en retenant des procédés de fabrication non toxiques qui intègrent des matériaux facilement recyclables.

Si, à l’usage, cette technologie s’avère réellement robuste, économe, efficace et adaptable à de larges surfaces, il ne fait aucun doute qu’on la retrouvera rapidement dans toute forme d’écrans ou de systèmes projections personnels et professionnels, avec, à la clef, des économies d’énergie substantielles.

On peut également s’attendre à une future utilisation largement mercantile et publicitaire de cette solution. Il serait alors légitime de s’interroger sur la pollution, lumineuse cette fois, qu’elle pourrait induire.

Sources :
http://earth2tech.com/2010/01/13/prysm-aims-for-energy-efficient-display… http://www.physorg.com/news183148556.html


Commentaires

A noter que les rétroprojecteurs Laser font un malheur aux USA (des Mitsubishi il me semble) parce qu’ils font nettement mieux que les plasmas (meilleurs couleurs, contraste, etc.) et surtout consomme nettement moins.

C’était déjà le cas des rétroprojecteurs “classiques” qui à taille équivalente consommaient nettement moins que les LCD ou les Plasma. Pour ma part, j’ai un DLP 50 pouces de pratiquement 4 ans qui consomme 135W. Et quand l’ampoule sera morte, il “suffira” de la changer (problème réglé par les Laser … vu leur durée de vie)

Teknofil (non vérifié) le 05/02/2010

Cette technologie à l’air prometteuse. Par contre quel est le type phosphore utilisé ? Quand est il des risques d’incendies et de pollution

Remede (non vérifié) le 07/02/2010

@Remede : aucune sur le type de phosphore utilisé. Désolé.

admin le 07/02/2010

@Remede : de même, je n’ai pas connaissance de la forme de phosphore employée. Il est en effet judicieux de s’interroger sur les conséquences possibles en cas de destruction de la structure en verre ou polymère qui compose l’écran. J’ai pu lire, par exemple, que le point d’auto-inflammation du phosphore blanc est à 34°C, ce qui laisse songeur.

Sur la page des FAQ de son site, Prysm affirme que les matériaux employés sont non toxiques et que le produit est “safe in all conditions of normal use”.
Est-ce qu’une chute de 3m ou l’abandon sur le trottoir d’un tel écran est une condition d’usage envisagée ? Je l’espère.

Si la question vous taraude encore, vous pouvez contacter la société via la page http://www.prysm.com/contact_us.html.

Denis Meudec le 08/02/2010

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